Notre Histoire

L’Histoire des Grands Châteaux de France est étroitement liée à un valeureux personnage du nom de Gaillard de Naujan. Fondateur du Châteaux de Naujan et il fut le premier à construire les fondations sur lesquelles sont aujourd’hui Les Grands Châteaux de France.

L’histoire du fondateur

Gaillard de Naujan était un personnage riche et considéré, il fut nommé arbitre avec Guillaume, abbé de Sainte Ferme, pour régler un différend qui s’était élevé entre Guillaume-Raymond de Gensac, Seigneur de Rauzan et de Pujols, et le prieur de la paroisse de St Pey de Castets, à propos du droit de justice moyenne et basse dans cette paroisse et celle des Ste Florence, son annexe. Le prieur, par sentence du 21 juin 1312 eut gain de cause.

Le 4 août 1316, Gaillard fit hommage à ce seigneur.

Il avoua tenir de lui tout ce qu’il possédait dans les seigneuries de Rauzan et de Pujols, excepté un fief qu’il tenait de l’église de Rauzan et un autre de Raymond de Ségur, damoiseau, au lieu appelé « pré de la Nauze ».

Il se déclara son chevalier et son homme et promit de faire cet hommage et serment de fidélité à chaque muance de seigneur et de vassal, au devoir d’une lance d’esporle.

Gaillard de Naujan possédait une maison dans la paroisse de Saint-Vincent-de-Pertignas.

Il s’engage en outre, à la reconstruire et à la rendre aussi forte qu’il lui plairait, et à la livrer au seigneur de Rauzan et à ses successeurs lorsqu’ils l’exigeront, en paix ou en guerre. Ceux-ci devront, lorsqu’elle sera en leur main, la bien garder et tenir, et la restituer en bon état lorsqu’ils n’en auront plus besoin.

La maison forte fut ainsi édifiée en 1316.

« Nos rêves ne sont rien sans nos mains », belle formule que celle des Compagnons du Devoir auquel appartient Frédéric Batisse Chapelle qui tailleur de pierre de métier a participé entre autres à la restauration de l’Abbaye de Westminster, le royal château de Windsor…

L’objectif est de préserver ce qu’il appelle joliment la « volonté du terroir » en totale symbiose avec le nom de compagnon qu’il s’est choisi : « La volonté de St Vincent de Pertignas », c’est-à-dire le vœu de respecter la nature tout en l’aidant dans son travail.

Son digne successeur

Bien d’hommes et de femmes ont succédé à Gaillard de Naujan, à l’exemple de Jean de Naujan, ou d’Isabeau d’Anglades. Le dernier possesseur de la maison Noble de Naujan est aujourd’hui Frédéric Batisse qui pris, en 1997, la succession de son père à la propriété. C’était une vieille ferme en ruine où l’on faisait de la polyculture. Tailleur de pierre de métier et Compagnon du Devoir, il consacra des mois à d’énormes travaux en vue d’une restauration totale des bâtiments.

Dans un premier temps, la construction et l’installation des chais fut sa priorité, avec un projet et une autre activité tournée vers le tourisme.

Frédéric est un digne successeur de Gaillard de Naujan par son ambition, une citation de Bouchet disait : « se font appelez gaillard qui courageusement entreprennent quelque chose tant aventureuse soit-elle ». Ce fut le cas pour Gaillard de Naujan qui définit explicitement ce terme tant, par son nom, que par l’édification de la maison forte de Naujan mais aussi pour Frédéric qui entreprit la restauration de la bâtisse. Actif, ambitieux, courageux, déterminé sont les adjectifs pour définir Frédéric Batisse, notre chevalier des temps modernes.

Grâce au talent de Frédéric, vie et noblesse sont restituées aux vieilles pierres de Naujan et la richesse du Terroir s’exprime dans ses vins.

Ainsi, Frédéric perpétue la tradition en exploitant la propriété présente 37 hectares de vignes en AOC Bordeaux Supérieur. La vinification est réalisée dans des cuves d’inox et en béton revêtu, avec conduite des fermentations par une installation thermocontrôlée.

L’élevage est tout à fait dans la tradition, en barrique chêne.

La récolte 1999 a inauguré le chai dont les travaux ont été terminés au moins d’août. Cette récolte, médaillée d’argent au concours de Mâcon 2000, donne une cuvée prestige qui n’a été commercialisée qu’en février 2001 sous le nom Château Lafleur Naujan. Depuis, Frédéric Batisse participe à la commission promotion auprès du syndicat des Bordeaux et Bordeaux Supérieur pour apporter son point de vue et son expérience à promouvoir nos vins dans ce marché difficile et en pleine mutation.

Une étude de marché a été réalisée par Frédéric Batisse pendant toute l’année 2001 en Irlande. Ainsi ont été réalisées les plaquettes, étiquettes des vins et l’orientation de la politique commerciale des Grands Châteaux de France. Les Grands Châteaux de France n’ont commencé à commercialiser leurs vins qu’en janvier 2002 et principalement à l’export (Belgique, Pays-Bas, Angleterre, Allemagne, Irlande) en démarchant les importateurs, cavistes, etc.

Depuis 2004, Les Grands Châteaux de France commercialisent en France, en grande distribution et en CHR, où l’on trouve la gamme Isabeau de Naujan, nom de la dernière descendante de la famille de Naujan.

Une bâtisse remplie d’histoire

Le Château de Naujan est une maison forte du commencement du XIVème siècle.

Elevée à l’extrémité d’un promontoire qui s’avance dans le vallon du Gibéra, le rocher sur lequel elle est bâtie la protège du côté du Nord ; un fossé, comblé maintenant, la défendait au Sud et la séparait d’une grande cour carrée entourée de constructions remontant, pour la plupart, au XVIème siècle.

Les murs de la maison ont 1.10 m d’épaisseur ; ils enveloppent un rez-de-chaussée de deux étages, mais le second a été entièrement retouché, pour ne pas dire construit à neuf, à la fin du XVème siècle. À la même époque on a bâti, contre la paroi orientale de cette maison, un corps-de-logis de la largeur du bâtiment principal mais moins long.

Le rez-de-chaussée du château primitif servait de magasin ; il n’était éclairé que par de petites ouvertures oblongues. Au milieu s’élevait un pilier carré qui soutenait le plancher du premier étage.

On devait monter, du rez-de-chaussée au premier étage, par un escalier extérieur en bois. Cet étage avait deux portes, toutes deux placées au même angle et toutes deux ogivales. Un escalier en pierre construit probablement en même temps que le corps-de-logis donne un accès facile à la première porte. La seconde porte sert de fenêtre.

Le second étage était plus élevé autrefois et éclairé par des fenêtres à meneaux cruciformes.
À l’extérieur, le sommet de l’angle gauche de la façade est orné au XVIème siècle d’un grand personnage nu, d’une remarquable laideur représentant le péché originel. Elle est l’unique sculpture du château.

Bâtisse en pleine rénovation rénovation.

Nos valeurs

Adage du Château de Naujan, il nous rappelle que seul la Terre produit ce vin d’exception.

Nous sommes tributaires de cette terre, qui a fait de nous des êtres fiers des traditions et de la mise en valeurs de son terroir.

Un vignoble dans la tradition

Composé de trois cépages traditionnels pour les rouges : Merlot, Cabernet Sauvignon et de Cabernet franc et du Sémillon pour le blanc liquoreux. La conduite du vignoble est réalisée en préservant l’écologie. Les rangs sont espacés de 3 m et les pieds de 0,9 à 1 m.

Un travail de maîtrise de rendement est effectué dès la taille d’hiver.

Le système à deux astes est utilisé pour mieux répartir la charge et éviter les paquets favorisant la pourriture non voulue sur les vins rouges.

Au printemps, un éclaircissage de plusieurs lattes est réalisé pour favoriser l’ascension de la sève dans les branches restantes et pour éviter trop de feuillages qui agiraient comme des concurrents au raisin.

Dès le mois de juin, un effeuillage est effectué sur un côté des rangs pour favoriser la véraison et mieux concentrer les sucres dans la grappe. Tout ce travail est effectué par la main de l’homme.

Tout le vignoble est enherbé de façon contrôlée, pour favoriser la concurrence des plantes et mieux maîtriser le rendement et le stress hydrique nécessaire en été, selon la météo de chaque année.

Nous travaillons sur trois appellations des Bordeaux : l’Appellation Bordeaux, Bordeaux Supérieur dont les vendanges sont réalisées mécaniquement par la propriété afin d’avoir un ramassage de qualité.

L’Appellation Cadillac dont les vendanges sont effectuées manuellement par triage des baies de raisins pour obtenir un vin liquoreux.

Le chai

En harmonie avec les bâtiments du XIVème siècle classés monuments historiques, construit de belles et blondes pierres bordelaises, un vaste chai de quatorze cuves inox et treize ciments assure la vinification, l’élevage en barriques et le stockage des vins d’un domaine qui couvre 29 hectares de Bordeaux Supérieur et 9 hectares de Premières Côtes de Bordeaux.

Nous faisons des contrôles et analyses de maturité qui sont effectués par notre laboratoire afin de définir la date des vendanges. Nous effectuons une sélection parcellaire pour chaque parcelle.

Le chai a été construit en 1999.

L’équipement de vinification est très moderne et assure une hygiène parfaite.

La vinification est introduite dans des cuves en inox et en béton revêtu.

Toute notre vinification est suivie par une maîtrise de température pour refroidir ou réchauffer le moût afin de nous permettre de parfaire le produit.

Avant l’encuvage, nous éraflons la vendange pour séparer les rafles, feuilles, et ne conserver que le jus et les baies. Puis nous faisons une sélection baie par baie pour ne garder que les meilleures. Pendant 48 à 72 heures, nous refroidissons nos cuves pour éviter un début de fermentation. Lors de ce refroidissement, nous faisons un remontage à l’azote. Après cette première pratique, nous réchauffons les cuves pour lancer les fermentations alcooliques. Des remontages successifs, ajoutés de deux ou trois délestages sont réalisés sur le moût afin de faire une extraction maximum sur les baies.

En fin de fermentation, nous refroidissons la cuve pour une clarification naturelle, puis nous travaillons nos vins sous marc en post-fermentation. Une fois la fermentation malolactique terminée, en collaboration avec notre œnologue, nous sélectionnons nos différents lots par assemblage et enfin nous débutons un élevage en fut de chêne, pour nos Bordeaux Supérieur.

Cet élevage est suivi pendant douze mois. Ce repos qualitatif est nécessaire à l’élaboration de nos meilleures cuvées. Par une technique de micro-oxygénation, nous développons la combinaison tanin/anthocyane qui confère au vin du volume, une meilleure charpente et une couleur intense. Nous révélons l’expression de la complexité aromatique.

Pour élaborer le vin liquoreux Cadillac grain noble, nous effectuons un tri sélectif des grappes. Nous le pressurons pour retirer le jus, puis nous le plaçons dans des tonneaux de chêne neuf, où il fera sa fermentation. Lors de son bon équilibre alcool/sucre, nous le mutons puis il commence son élevage en barrique pour douze mois.